Fredziak, symphonie électronique

FredziakPrenez un bon bol d’air et finissez-en avec les musiques que l’on entend sans le vouloir. Faites la démarche de découvrir et vous trouverez Fredziak. Je dois tout de suite préciser que nous nous intéressons ici qu’à sa passion musicale. Alors prenez de l’altitude avec la musique électronique symphonique du compositeur. Originale, l’oeuvre emporte vers des paysages inconnus. Laissez-vous enlever, écoutez.

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2 Écoutes, cinq questions, interview de Fredziak
– Blog Écouter de la Musique : Fredziak qu’est-ce qui vous a fait plonger dans la musique électronique ?
Fredziak : Dès ma plus tendre enfance, mes oreilles ont baigné dans Popcorn et les premiers tubes de Jean Michel Jarre. Je pense que ça m’a marqué profondément mais ce n’est qu’à la fin des années 80 que je me suis intéressé sérieusement à la musique de Jarre, au point d’en devenir rapidement un fin connaisseur. Puis, sensibilisé au son électronique, j’ai écouté les productions de nombreux autres artistes. C’était en plein boom techno/rave et je dois dire que j’ai d’abord été séduit par la scène anglaise : Orbital, The Chemical Brothers, The Prodigy… D’ailleurs, même si « Oxygène » semble très éloigné de « Smack my bitch up », il y a plus de points communs qu’il n’y paraît !

– Blog Écouter de la Musique : A notre époque, composer de la musique électronique « symphonique », n’est-ce pas un genre à part ?
Fredziak : Outre l’électronique, je suis un grand amateur de musique classique. Je ne sais pas s’il existe un genre intitulé « électronique symphonique » et si Altitudes y correspond. L’appellation pourrait aussi convenir pour des travaux comme ceux de Daft Punk pour la BO de Tron, ce qui est encore une autre approche. Enfin, c’est un fait que l’électronique d’une part et le symphonique d’autre part sont des univers qui me sont familiers.
Quant à la question de savoir si c’est un genre de notre époque, je n’y ai jamais été sensible : quand j’écoute Jean Sébastien Bach, je ne me demande pas si c’est la bonne année ou le bon siècle pour l’apprécier. Du coup, que ça plaise ou non, je me contente de produire la musique que moi j’ai envie d’entendre. Ce n’est pas que j’ignore les tendances mais en tant que créateur, si je commence par coller à la mode, c’est que je choisis le prêt-à-porter plutôt que la haute couture, autrement dit le commerce de masse au détriment de la créativité. Je ne dis pas que commerce et art sont incompatibles mais à un moment donné, il faut savoir donner la priorité à l’un des deux !

– Blog Écouter de la Musique : Votre musique est instrumentale, pourtant, vous écrivez aussi, pourquoi ne pas mélanger les genres et placer un chant sur votre musique ?
Fredziak : C’est une idée que j’ai déjà en tête depuis un moment. Cependant, je suis très attaché à l’instrumental. A une époque, j’ai même pensé que les paroles nuisaient à la musique, ça me faisait le même effet que si un commentaire sur la Joconde avait été écrit directement sur le tableau ! Mais j’ai finalement entendu assez de bonnes chansons pour ne pas garder cet avis extrême, d’autant qu’en effet, je suis sensible au travail sur les mots et sur les idées. Bref, ça viendra peut-être un jour…

– Blog Écouter de la Musique : Le site internet sur lequel vous regroupez toutes vos oeuvres est une finalité ? Un moyen ?
Fredziak : Plutôt un moyen. Au départ, j’ai simplement créé ce site pour diffuser mes créations, à une époque où les « réseaux sociaux » n’existaient pas, en tout cas pas sous leur forme actuelle. Je ne savais pas que je finirais par y mettre à la fois des textes, des peintures et de la musique. Je reconnais que ça fait très éclectique et je pourrais créer des sites distincts mais avec tous les espaces supplémentaires à gérer à travers le réseau, ça finirait par faire beaucoup… Bref, cet éclectisme me correspond, alors autant l’assumer, surtout que j’aime bien faire des correspondances entre les disciplines et éviter les cloisonnements.

– Blog Écouter de la Musique : Qu’est-ce que vous nous préparez pour demain ?
Fredziak : Je ne me suis pas encore lancé dans un nouveau projet aujourd’hui mais c’est vrai que j’ai déjà des idées. Je souhaiterais surtout produire de nouveaux morceaux de musique, en ayant une approche différente de celle que j’ai privilégiée sur Altitudes, qui n’est pour moi qu’une première étape. Je rêve de travailler les sons autrement, avec à la fois plus d’analogique et plus de sampling. On verra bien où ça me mènera… Dans l’immédiat, je pense me concentrer sur quelques remixes d’Altitudes et pourquoi pas monter des petits projets avec d’autres musiciens et des vidéastes.

Conclusion de Fredziak :
Au lieu de lire ce blah blah, vous feriez mieux d’écouter Altitudes ! J’en profite pour préciser que si j’ai utilisé le terme « symphonie », c’est surtout pour indiquer que vous êtes supposés l’écouter du début à la fin, et dans l’ordre. Je suis peiné de constater que beaucoup de lecteurs multimédia proposent des fonctions pour « zapper » mais ne savent même pas enchaîner deux morceaux sans faire de coupure. Ce sont plus des outils de « grignotage audio » que des dispositifs pour écouter de la musique. C’est sans doute un symptôme des grandes tendances de notre époque, avec un foisonnement très riche mais aussi une fragmentation telle qu’il est devenu plus difficile de trouver du sens à ce brouhaha qui tourne autour de la planète !

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