Yvon Landoas musicien du monde
Lucidité, modestie, volontarisme, compassion, musique. Là ou d’autres n’ont pas hésité à tricher, Yvon est resté lui-même. Un homme bon, qui sait que la matière ne fait pas tout, que la musique peut aider à grandir est n’est pas exclusivement une machine à s’offrir du luxe. Il est tourné vers nous, écoutons-le dans notre radioblog. Paix et amour.
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2 Ecoutes, cinq questions, interview de Yvon Landoas
- Blog Ecouter de la Musique : Yvon, si je vous dis, flûte, guitare, duduck, Graffitis, Stivell, 7Th Waves, Louga Lô, musique celte, Bretagne, vous me dites ?
Yvon Landoas : Ce sont quelques mots pour résumer un parcours atypique où l’émotion et l’échange avec le public ont toujours été au centre de mes préoccupations. Je me suis très tôt intéressé aux musiques traditionnelles qui avaient toujours un but curratif autant que social.
Ma collaboration avec Alan Stivell dans les années 80 a ouvert cette voie, et je l’ai prolongée plus tard avec la musique Sénégalaise traditionnelle, en étant le clavier du groupe Louga Lô. Cette expérience Africaine m’a permise de plonger dans la musique en tant qu’expression du corps en laissant un peu plus en arrière l’intellectualisation de la musique à l’Européenne.
- Blog Ecouter de la Musique : Grâce à vos expériences, quels sont les domaines dans lesquels vous avez progressé le plus ? Que donneriez-vous comme conseils à un jeune musicien qui veut vivre de sa musique ? Votre modestie, un handicap ou un avantage dans le monde de la musique ?
Yvon Landoas : Mon travail se divise en deux parties principales :
- la scène, qui m’a permis d’acquérir un naturel facilitant l’échange avec le public
- et le travail de composition en studio qui m’a permis d’affiner ma sensibilité musicale sous toutes ses formes.
Le conseil que je donnerai à un jeune musicien qui veut vivre de sa musique est de savoir utiliser autant ses défauts que ses qualités. Dans un monde où la perfection à tendance à devenir froide c’est aussi par ses défauts qu’on enrichi sa créativité.
Ma modestie est un handicap. Dans ce monde de la musique, avoir un égo un peu surdimenssionné peut ouvrir des portes.
- Blog Ecouter de la Musique : Il se dégage un fort côté mystique dans votre musique. L’esprit, a-t-il plus d’importance que la théorie musicale quand vous composez ?
Yvon Landoas : Sans conteste. Je compare les compositeurs à des émetteurs récepteurs . Pour moi, notre travail consiste à transmettre le mieux possible ce que l’on reçoit.
La théorie peut être un soutien mais en aucun cas un point de départ à la créativité.
- Blog Ecouter de la Musique : Qu’écoutez-vous en ce moment ? Si vous aviez l’occasion de rencontrer une personne de votre choix, compositeur, philosophe… avec qui aimeriez-vous discuter et quel serait le sujet de la conversation ?
Yvon Landoas : J’écoute les mélodies des jouets de mon enfant et les génériques de dessins animés ! ! !
J’aimerai rencontrer Hubert Reeves et l’on se demanderait : pourquoi y a t il quelques chose plutôt que rien ? Quel est le but de la manifestation ?
- Blog Ecouter de la Musique : Maintenant… est-il et sera-t-il toujours l’instant le plus important pour vous ? Puis-je vous demander quand même ce que serait pour vous le futur « parfait » ?
Yvon Landoas : La vie n’existe que dans le présent. Le futur parfait à mon avis , commencerait par un arrêt de la grande machine à conditionner les gens dans la peur, l’avidité, et toutes ces choses qui font qu’être libre est du domaine du quasi impossible à l’heure actuelle. Sans contexte, le futur parfait est le retour à la vraie liberté.
Conclusion de Yvon Landoas :
On a avec internet un outil magnifique pour une expression non formatée, je souhaite de tout coeur que cela développe la curiosité des internautes pour aller découvrir les trésors nichés dans quelques pages.

très belle chanson, cela te correspond très bien,bonne continuation…