NoTime compositeur électro pop

NoTimeUn bol d’air. Important de nos jours de sortir de nos habitudes, de prendre la poudre d’escampette, même si ce n’est que virtuellement, par la musique. NoTime est là pour ça. Découvrez ce musicien compositeur prolifique dont la musique est très cool. Du pop au funk en passant par le jazz rock, mettez du bien être dans votre moteur. Ecoutez.

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2 Ecoutes, cinq questions, interview de NoTime
- Blog Ecouter de la Musique : NoTime, le temps, c’est plus que de l’argent ? Qui êtes-vous, d’où venez-vous ?
NoTime : Le temps, c’est la base de tout en musique. « No » est un surnom qu’on me donnait à la FAC. Donc j’ai eu l’idée de NoTime. J’ai grandi dans une ville de province, entre mer et campagne. J’y ai débuté mes études que j’ai terminé à Paris et maintenant je vis à Montmartre.

- Blog Ecouter de la Musique : Ai-je bien lu. Vous avez 106 compositions sur DogMazic ? Comment est-il possible d’être aussi prolifique ?
NoTime : J’ai dépassé le cap des 100 morceaux sans vraiment m’être donné cet objectif. Ces derniers mois, je suis plutôt productif. Je prends ma guitare et l’idée de morceau vient rapidement. La mélodie, les paroles, le rythme, tout se met en place de manière itérative au fur et à mesure de l’enregistrement.

- Blog Ecouter de la Musique : Vous composez seul ? Qu’est-ce qui arrive en premier, la musique, le chant, les paroles ? Vous prenez du temps à composer ou est-ce que cela vient rapidement ? Quelle est votre composition la plus aboutie ?
NoTime : Oui, je compose, j’enregistre, je joue et je mixe mes morceaux seul. C’est pour moi le moyen d’atteindre l’objectif que je me fixe. De cette manière, je ne perds pas de temps en discussions inutiles. Je ne suis pas encore prêt à vivre l’expérience de l’écriture à plusieurs.
Un morceau plus abouti ? « Upstairs » car on m’a dit plusieurs fois que la mélodie reste. C’est un bon signe.

- Blog Ecouter de la Musique : Qu’écoutez-vous sur votre lecteur mp3 en ce moment ? Que pensez-vous des Star’Ac et Nouvelle Star ? Si vous devenez ministre de la culture, quelle est la première décision que vous prendriez ?
NoTime : J’écoute du jazz (Birelli Lagrene, Mahavishnu Orchestra, Miles Davis, Weather Report, Magma, Jean-Luc Ponty…), du funk (Prince, Sly and the Family Stone, George Clinton…), de la pop (David Bowie, RadioHead, Coldplay, Pink Floyd, King Crimson, David Sylvian, Nik Kershaw, Talk Talk…), de l’électro (Mirwais, Amon Tobin, Zéro7…) et du classique (Satie, Stravinsky, Korsakov, Bach, Chopin, Weil, Bartok…).
Mon avis sur la Star’Ac et Nouvelle Star ? Ces émissions starifient des ados qui s’évertuent à interpréter des morceaux archi-connus. Ces ados sont des artistes consommables one-shot. Alors les prénoms défilent. On nous présente les choses en tentant de nous faire croire qu’une partie de la France vit au rythme de ces émissions. C’est aussi un moyen pour la télévision de s’auto-attribuer un rôle important.
Je suis pour la valorisation des contenus et le développement du téléchargement légal. Je suis contre l’interdiction du téléchargement illégal proposée par la loi Hadopi car les raisons invoquées ne sont pas bonnes. Aujourd’hui les utilisateurs qui téléchargent illégalement sont désignés comme fautifs. Mais c’est à cause de l’industrie du disque qui n’a pas cru en internet comme canal de vente, que le téléchargement illégal s’est développé.
En tant que Ministre de la Culture (assez improbable tout de même), j’obligerais les maisons de disques à trouver des moyens de valoriser la distribution numérique des contenus musicaux. Je leur donnerais comme objectif de gagner des parts de marché sur le téléchargement illégal en proposant des offres différenciantes.
Je privilégierais un modèle qui rémunère plus d’artistes qu’aujourd’hui. Stimuler la création implique de rémunérer des artistes qui aujourd’hui ne vivent pas de leurs créations.
Je suis effaré d’allumer la radio hertzienne et d’entendre les mêmes titres qui passent en boucle. Les medias traditionnels ont massifié la distribution artistique en desservant le pluralisme.
Stimuler la création implique aussi de rendre l’art accessible au plus grand nombre. Les émissions du genre de Star’ac et les maisons de disques qui soit-disant trouvent des artistes sur MySpace surfent sur cette idée.
Pourquoi stimuler la création ? Parce qu’une société qui ne crée pas d’artistes est une société désenchantée. La massification de la culture s’est développée avec l’idée que l’ère de l’artiste engagé, qui dérange, incompris, décalé, dans son temps en étant original est révolue. C’est une grave erreur. L’art qui ne répond pas aux standards n’est tout simplement presque plus présent à la télévision. On ne peut donc pas dire que la télévision s’est réappropriée l’art.
Il n’existe pas qu’un seul modèle de massification de la culture. Par exemple, la diffusion massive de l’art permise par internet ne se fait pas au détriment du pluralisme.

- Blog Ecouter de la Musique : Que nous préparez-vous pour demain ? Si nous devions prier pour vous, sur quoi devons-nous nous concentrer ?
NoTime : Une chose est sûre, je vais continuer de composer. Voici quelques-uns de mes projets : composer pour d’autres, monter un autre groupe (j’ai pensé à un quatuor : guitare / chant, basse, batterie et clavier / bruiteur), me produire en live plus souvent.

Conclusion de NoTime :
La musique est un mode d’expression et de communication souvent plus immédiat et plus puissant que les mots et j’aurai toujours quelque chose à dire…

Évaluation, note de 3.00 sur 5
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