Aurelien Atkins musique instrumentale

Aurélien AtkinsDe la douceur, de la mélodie, des couleurs. Ecouter Aurélien Atkins, c’est entrer dans son univers. Un conseil, fermez vos yeux pour faciliter les images qui vont défiler tout au long de sa musique. Aurélien aime le cinéma. Sa musique instrumentale se déroule comme un film. Des images dépourvues de violences sur des rythmes qui rassurent. Ecoutez et détendez-vous.

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2 Ecoutes, cinq questions, interview de Aurélien Atkins
- Blog Ecouter de la Musique : Production, composition, hip hop, vous passionnent. Que diriez-vous pour les partager avec nous ?
Aurélien Atkins : Pour commencer j’étais jeune et plein de clichés et je dois avouer que j’ai approché le hiphop pour son coté malsain et violent. Mais je me suis vite rendu compte que le hiphop n’avait rien à voir avec les images négatives véhiculées par les médias. Le hiphop est né dans les années 70 grâce à DJ kool Herc, et ça a vraiment pris forme avec Afrika Bambaataa, le but était de créer une culture positive pour se sortir de la violence et de la drogue qui prenaient de plus en plus d’ampleur à l’époque. C’est devenu un état d’esprit pronant la connaissance, la tolérance, la non violence tout en gardant un coté fun. Les photos d’époque de Martha Cooper montrent bien cette atmosphère si spéciale.
Je suis donc tombé amoureux de ça, j’écoutais du rap toute la journée, je me suis intéressé aux autres disciplines, je me suis mis à lire des livres sur tous les sujets possibles…
A 20 ans j’étais quand même frustré de ne pas vraiment participer à cette culture, alors j’ai décidé de me lancer dans la production, sans aucune formation musicale, de façon totalement autodidacte. Au début je samplais, puis j’ai commencé à composer par dessus les samples, et un jour je me suis lancé, j’ai composé entièrement un morceau. C’était « The fall of babylon » (librement téléchargeable sur mon site), une chanson mélodieuse avec des violons mais aussi très désespérée. Je dois dire que j’étais le premier surpris de la qualité du résultat, je me souviens que, quand je l’ai terminé une nuit vers 2H du matin, je suis resté assis deux heures à l’écouter en boucle, sans rien faire, complètement abasourdi ! Ce morceau a été une vraie révélation, j’ai approfondi le style, à l’écoute de mes émotions, jusqu’à aujourd’hui.

- Blog Ecouter de la Musique : Vous citez Kankick, Pigeon John, Al Green et Danger Mouse comme vos influences. Comment définiriez-vous votre style particulier ? Quels sont les ingrédients qui font qu’une composition est satisfaisante ?
Aurélien Atkins : J’ai du mal à définir mon propre style, c’est de la musique instrumentale mélodieuse, riche et apaisante, mais en même temps très sombre.
Je ne pense pas qu’il faille absolument la classer dans un style particulier, par exemple beaucoup de personnes qui écoutent du rock, et même du métal, écoutent ma musique.
Pour moi, l’élément le plus important est l’émotion qui se dégage, si ma composition ne me touche pas, je supprime tout et je recommence à zéro. Il faut que je me reconnaisse dans ce que je fais, c’est un processus très égoïste. Enfin, la chanson ne doit pas non plus être mielleuse et ennuyeuse, si c’est trop mou et chiant je supprime aussi.

- Blog Ecouter de la Musique : Se dégage de votre musique un bien être, une jeunesse d’esprit. Tout cela sans l’ombre d’une révolte. Aimez-vous notre monde tel qu’il est ?
Aurélien Atkins : J’aime le monde mais je déteste ce que les hommes en font… En ce qui concerne la révolte, je n’y avais jamais pensé. Je dirais que ma musique est descriptive, sans prendre part aux évènements, elle se contente de les rapporter, à l’auditeur de les interpréter comme il le souhaite.

- Blog Ecouter de la Musique : Qu’est-ce qui est le plus passionnant pour vous. Ecrire des textes ? Composer ? Vous produire en concert ?
Aurélien Atkins : Je n’écris pas de texte justement, et étant bien conscient que ça peut être une faiblesse j’ai voulu aller au-delà, c’était très important que l’absence de parole ne soit pas ressentie comme un manque ou un vide. Beaucoup de musiques instrumentales pâtissent de ça et deviennent ennuyeuses. Faire évoluer et enrichir constamment les mélodies, pour créer une certaine intensité, s’est naturellement imposé à moi. A partir de là, ce qui me pousse vraiment à faire de la musique, c’est intégrer des émotions, la chanson se transforme alors en une sorte de petite histoire. Pour mon album, tous ces petits évènements forment une grande histoire, on peut entendre l’évolution des mélodies au fil des chansons. Pouvoir raconter et dire des choses par le biais d’émotions, sans aucune parole et à travers la musique, est extrêmement gratifiant.
En ce qui concerne les concerts je n’en fait malheureusement pas. Tout d’abord parce que je suis seul derrière le clavier et qu’il est pratiquement impossible de rejouer tous les instruments d’un coup, ensuite je ne crois pas que ma musique se prête vraiment aux concerts, la musique est très personnelle.

- Blog Ecouter de la Musique : Pouvez-vous avouer ici si vous avez un rêve d’avenir ?
Aurélien Atkins : Pourquoi pas adhérer à un label et distribuer plus largement ma musique ? Sinon j’adore aussi le cinéma, je suis un énorme fan de cinéma de genre, mon gros fantasme c’est de réaliser un film d’horreur !

Conclusion de Aurélien Atkins :
Je mets tout mon coeur dans ma musique, je souhaite qu’elle touche aussi les gens, que ça leur fasse évoquer des images, des émotions, des souvenirs… Le titre de mon album, « Au delà des mots », c’est pour le fait que les mots sont pour la plupart du temps superficiels.
Je voudrais aussi remercier les gens qui ont lu cette interview, qui ont écouté ma musique et qui ont acheté mon album. Je voudrais spécialement remercier Thomas du blog pour s’être intéressé à ma musique et de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer ici et d’avoir un peu d’exposition.

Évaluation, note de 4.00 sur 5
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