BES pop rock

BesDe Belgique sont venus de nombreux grands artistes francophones. BES est son pop rock à l’anglaise va faire un grand bruit. C’est moi que vous le dis. Les deux magnifiques compositions que vous pourrez écouter ici, « Nonsense » et « Think with your head », sont très bien produites et font surgir en moi des sensations que U2 sait aussi stimuler. Un très grand compliment donc. Mais BES le mérite car BES, c’est l’émotion. Ne pas oublier que le clip de la chanson « Nonsense » sera sur la page Myspace du groupe la semaine prochaine. Maintenant, écoutons ensemble.

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2 Ecoutes, cinq questions, interview de Bes
- Blog Ecouter de la Musique : BES est un Dieu protecteur et bienfaisant. Peut-on supposer que votre parcours est jonché de bonnes actions ?
Seb of Bes : Notre parcours est un parcours d’hommes ordinaires, par conséquent il est jonché de bonnes et de mauvaises actions. Par ailleurs, le concept de « bonne action » est assez nébuleux et subjectif. La bonté ou non d’une action dépend du système de croyance et de la culture de la personne qui l’envisage. Cependant, nous sommes des êtres humains qui tendent à apporter du bien-être aux gens par l’intermédiaire de notre musique. Pour nous, y parvenir reviendrait déjà, et ce en toute modestie, à accomplir une bonne action.
Une de nos bonnes actions a été de prendre la décision de former ce groupe. Il y a environ un an d’ici, Fabrizio Graceffa (guitariste) et moi-même avons voulu retrouver des sensations et émotions que nous avions partagées à l’adolescence. Nous avons commencé l’apprentissage de la musique et formé notre premier petit groupe ensemble. Après que nos chemins se soient quelque peu séparés, nous avons voulu remettre au goût du jour cette collaboration.
Au début, on a fonctionné en duo. Je me suis mis à composer et a reprendre des idées qui dormaient dans des cassettes depuis des années. Fabrizio m’aidait à remettre de l’ordre et à donner un sens aux compos en apportant l’arrangement qu’il fallait. Très vite, l’équipe a été choisie. Samuel Rafalowicz à la batterie qui avait joué avec Fab dans « Septième Set » (un groupe de jazz), Mickael Chainis qui avait fait partie d’un groupe de rock progressif (Shiva) avec moi dans les années 90 et enfin, Marco Locurcio qui a très vite accroché au projet. Bref une très belle rencontre d’un point de vue musical mais surtout humain.

- Blog Ecouter de la Musique : Votre nouvel EP cinq titres est disponible sur Hysterias.com. Cela doit-être un casse tête de choisir cinq titres dans un répertoire. « Nonsense », « Think with your head », « Tired », « World’s doors », « Ride it out » sont plus aptes à séduire les maisons de disque ? Le public ? Quelles sont les motivations profondes de votre choix ?
Seb of Bes : Ce mini-album est un choix personnel influencé par le répertoire encore relativement peu fourni mais également contraint par des critères purement économiques. Bien évidemment, nous avons opté pour les chansons que nous retenons comme plus accrocheuses et susceptibles de toucher le public. Nous avons opéré cette sélection également en gardant cette idée de message à transmettre au public et cette volonté de partage avec lui.
Comme j’aime dépeindre la réalité sociale, « Tired » me semblait incontournable dans le choix car cette chanson décris un peu le changement de cap dans une vie et du sens que l’on veut en donner et c’était très en rapport avec ce que j’étais et suis encore, par ailleurs, entrain de vivre. Cela avait donc un sens pour moi de l’insérer.

- Blog Ecouter de la Musique : La Star’Ac revient. Si vous en parlez au sein du groupe, donnez nous la teneur de vos propos. Nous supposons que vous avez tous une activité professionnelle. Etes-vous totalement satisfait de votre situation actuelle ? Si non, dites-nous ce qui vous manquent le plus, du temps, de l’argent, des relations avec des décideurs du monde de la musique ?
Seb of Bes : Philosophiquement je pense que le système d’enfermement et d’observation 24 heures /24 est contraire à nos opinions. Le côté grosse machine du showbiz qui ne laisse pas aux individus la possibilité de se réaliser tels qu’ils le sont avec leur potentiel musical propre nous pose également problème. Moralement, la nouvelle star est plus acceptable même si on y retrouve ce côté où l’individu n’est que le prolongement de ce que l’industrie attend de lui. Dans le groupe, trois d’entre nous ont le statut d’artiste, en vivent mais sans mener la grande vie. Un autre travaille à côté et moi je me démène pour faire avancer le projet. La chose qui nous manque le plus est incontestablement l’argent ainsi que les relations avec les décideurs. Les deux sont d’ailleurs intimement liés…

- Blog Ecouter de la Musique : Vous êtes le Dieu BES. Quels sont les « mauvais esprits » que vous chassez de notre monde et pourquoi ?
Seb of Bes : Si nous étions le dieu BES car nous ne le sommes pas – c’est juste un emprunt à la mythologie Egyptienne qui nous paraissait judicieux – nous chasserions l’égoïsme tentaculaire, l’accaparement de la richesse par une minorité, les gros pollueurs, la violence, la guerre, et toutes ces choses qui font que la civilisation humaine court à sa perte. Une de nos chansons s’intitule : « We want another world », ce qui signifie « nous voulons un autre monde » !! Nous voulons un monde sans guerre, sans enfants soldats, un monde de paix ou l’échange fraternel entre les personnes et les peuples n’est pas un simple concept. Nous voulons un monde d’amour, de partage et de compréhension mutuel et plus que tout un monde qui se respecte lui-même, c’est à dire qui respecte sa terre et son environnement !! Bref un monde qui n’existe pas. Ce discours a peut être l’air simpliste et démagogue mais il est sincère. Nous n’avons pas la prétention de donner des leçons aux gens ou d’influencer leur comportement mais si nous parvenons à les faire réfléchir sur ces problèmes ce sera déjà une petite victoire en soi.

- Blog Ecouter de la Musique : Parlez-nous de vos objectifs à court terme ? Est-ce que vous supporteriez de réussir si le « reste du monde » souffre ?
Seb of Bes : Nous aimerions bien sûr avoir assez de dates en Belgique et en France dans un premier temps pour nous faire connaître auprès du public. Nous sommes actuellement à la recherche de partenaires (manager et/ou booker) pour nous aider dans ce sens. Le travail sur la mise en scène et sur le spectacle en lui-même fait aussi partie des objectifs à court terme. L’éventualité d’être signé dans une maison de disque nous attire également bien que l’auto-production soit face, aux mutations du monde de la musique, une solution à envisager.
Bien sûr que non, nous ne supporterions pas de réussir alors que le reste du monde souffre. Mais l’important après, c’est savoir quoi faire de cette réussite. La mettre au profit de soi ou au service de « l’humanité » et de ceux qui souffrent dans les limites de nos possibilités.

Conclusion de Seb of Bes :
Face à un monde de plus en plus aveuglé par sa course au « progrès », nous essayerons tout en prenant le plaisir de jouer notre musique de dénoncer les mécanismes qui nous semblent destructeurs dans ce monde et d’ouvrir le dialogue avec le public. Nous ne sommes pas des politiciens, nous ne sommes pas là pour gérer des problèmes de société mais nous pouvons peut être avoir un minimum de pouvoir d’influence sur l’opinion des gens. Nous avons un point de vue sur les choses et nous souhaitons le défendre car nous estimons qu’un citoyen a le droit, sinon le devoir, d’exprimer son opinion dans une démocratie. « Think with your head » incite justement les gens qui ont peu confiance en eux de voler de leur propre ailes et de penser par eux-même pour éviter de ressembler à ce que les autres voudraient qu’ils soient.

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