16pac king of folk pop musique
Intimité feutrée. Ou comment se faire embarquer dans un doux monde par la voix d’Emma. Oui, je sais, 16pac ce n’est pas que ça. C’est avant tout une bande fort sympathique dont chaque membre est pourvu d’un cerveau et d’un coeur. Je précise, car dans le monde de la musique, cela devient nécessaire de nos jours. Un petit conseil pour les acharnés des studios. Quand on entend le résultat, faites comme 16pac, restez à la maison et enregistrez avec vos oreilles et vos propres moyens. Une bonne leçon pour nous tous. Il me reste à vous dire. Vive 16pac.
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2 Ecoutes, cinq questions, interview de 16pac
- Blog Ecouter de la Musique : 16pac reste une énigme pour nous. D’où vient ce nom ?
François : En fait, c’est l’acronyme de l’adresse où est né le groupe. C’était mon ancienne adresse à Paris, où nous avons enregistré le premier album. Au départ c’était un code, et puis c’est resté…
- Blog Ecouter de la Musique : Si je vous dis 16pac « king of » folk pop musique. Vous me dites ?
François : L’aspect folk/pop est très important dans le groupe. La plupart des chansons ont une mélodie qu’on peut très bien chanter juste avec une guitare acoustique. Après, c’est « l’habillage » qui est electro. On essaie de tirer le meilleur parti possible de la voix d’Emma.
Emma : De mon côté je pense que l’aspect folk est le plus marqué… je me vois bien « Queen of Folk » d’ailleurs ;0))
- Blog Ecouter de la Musique : Manger de la vache enragée et faire exclusivement de la musique ou cumuler job et musique pour mettre un peu de beurre dans les épinards ?
François : Pour l’instant on a clairement choisi de travailler pour gagner notre vie et de faire de la musique pour notre plaisir. Ca nous permet d’être plus libres dans nos choix. Aujourd’hui faire de la musique coûte plus d’argent que ça n’en rapporte !
Vincent : Pour moi le choix est fait depuis bien longtemps, ça m’a coûté quelques amitiés d’ailleurs. (sic) Encore plus aujourd’hui où les majors sont complètement repliées sur elles même. Et que je suis un Papa comblé. La musique est une passion, mais elle ne peut me nourrir, ainsi que mes proches. Si quelqu’un est près à investir et qu’il a une proposition valable je l’étudierai avec attention, mais je ne me jetterai pas dans la gueule du loup Business comme ça. Je connais trop de gens qui ont laissés leur vie partir en vrille pour l’art. Mais L’art demande aussi un investissement total parfois, et la pulsion artistique peut être vraiment dévorante mais c’est un autre sujet.
- Blog Ecouter de la Musique : A l’heure, du piratage, de la licence globale et autres Creative commons tout en parlant du largage des grosses maisons de disques. Vous vous situez où ?
François : Les Creative commons sont intéressantes mais le problème c’est qu’elles n’ont pas vraiment de valeur légale pour l’instant… Personne n’a encore fait de procès pour les faire respecter. Beaucoup de gens (et certains professionnels) pensent que Creative Commons signifie juste qu’on peut faire ce qu’on veut d’un morceau sans payer… Les CC sont parfaites pour diffuser sa musique sur le net mais que faire si un morceau passe à la radio, à la télé ? La Sacem offre une vraie protection mais c’est un contrat exclusif que n’est pas intéressants pour des groupes qui démarrent, ça coûte plus que ça ne rapporte. La Licence globale est aussi une bonne solution mais la question de fond est de savoir qui sera prêt à payer pour écouter de la musique et combien. Ce qui est sûr, c’est que la solution ne viendra probablement pas des maisons de disques…
- Blog Ecouter de la Musique : L’album «Endless work in progress » est sorti en mars 2006. Avec le recul, vous êtes satisfait de votre savoir faire ou corrigez-vous le tir avec vos nouvelles compositions ?
François : On a enregistré à la maison, ça donne la possibilité de remettre le travail sur l’ouvrage tant qu’on veut. C’est d’ailleurs de là que vient le titre, c’est un Work In Progress permanent qu’il faut bien arrêter un jour. On est quand même globalement content du son final qui est correct pour du home studio. Il y a bien quelques chansons sur lesquelles on aimerait revenir mais il ne faut pas tomber dans le piège du perfectionnisme. Après on attend les réactions des gens qui le découvrent, c’est excitant.
Vincent : On peut être satisfait de l’album, on y a mis ce qu’on avait à tel instant. Evidement, On pourrait bien retoucher quelques petites choses, rajouter une petite mélodie fantôme par ci par là . mais l’ »endless work in progress » reprendrait son cours et l’album n’aurait jamais vu le jour; Il faut savoir s’arrêter, ça nous fera apprendre pour les autres compos à venir, et les autres enregistrements. Après, je crois que tous les chemins sont possibles. On le voit deja en répétitions où nous testons pas mal de formules diverses pour des chansons déjà existantes. Ce qui nous permet de créer de nouveaux univers ou de découvrir des choses nouvelles sur des morceaux que l’on a entendu des milliers de fois. C’est très exaltant. Et l’on hésite pas à le faire découvrir sur scène. De mon coté je travaille aussi sur des remix (accessibles sur le site) qui s’éloignent de l’univers d’origine des chansons. Pour demain, on verra ou l’on ira, mais rien n’est défini.
Emma : Je regrette un peu, c’est vrai, qu’on ne puisse pas retoucher quelques petites choses par ci par là … car la scène nous permet d’expérimenter de nouvelles mélodies, notamment pour la voix, et je m’attache à ces nouvelles mélodies assez rapidement… Peut-être un album Live de « Endless Work In Progress » me calmerait !!
Conclusion de 16pac :
Juste un mot pour dire qu’on a aussi beaucoup travaillé pour que les chansons de l’album rendent sur scène. On a joué en septembre au Shebeen, en octobre au Kitch’Up à Paris et le 16 novembre avec Pollyanna au 9 Billards à Paris !


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